TrilateralArchitecte à Deauville
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Agrandir une maison en zone UC à Deauville

Les quartiers de maisons de Deauville sont en zone UC du PLUi, presque toujours dans le site patrimonial remarquable : UCaz pour le pavillonnaire le plus dense, UCz, UCbz pour les grandes propriétés du coteau, UCdz pour les pentes du mont Canisy. Voici les règles qui décident d'une extension.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Carrefour fleuri devant deux villas : à gauche une villa rose à toit d'ardoise et tourelle, à droite une villa crème à pignon pointu et balcons de fer.
Villas autour d'un carrefour fleuri de la rue du Général-Leclerc : toits d'ardoise, pignons, clôtures sur rue.Photo Zairon, CC BY-SA 4.0, recadrée, Wikimedia Commons
La réponse courte

En zone UC, l'emprise au sol est de 35 % du terrain, 45 % en UCa, 25 % en UCb et 20 % en UCd à Deauville ; une construction existante à l'approbation du PLUi peut aussi s'agrandir de 25 % de son emprise, sauf en UCd (règlement du PLUi, p. 62, vérifié le 28 octobre 2026). La hauteur plafond est de 12 m et 3 niveaux, 9 m et 2 niveaux en UCd ; sur une pente de plus de 5°, elle se mesure au point médian de la construction (règlement du PLUi, p. 15, 63, vérifié le 28 octobre 2026).[1] Dans le site patrimonial remarquable, l'AVAP s'ajoute : dans le centre et les villas, 12 m au faîtage, un volume principal de 12 × 12 m au plus et 4 m de retrait des limites dans le tissu discontinu.[2]

35 %Emprise au sol en UC ; 45 % en UCa, 25 % en UCb, 20 % en UCd
+25 %D'emprise pour une maison existante à l'approbation du PLUi, hors UCd
12 mHauteur plafond en UC, combles compris ; 9 m en UCd
1 arbreDe haute tige par tranche de 100 m² de surface libre

Les secteurs de la zone UC à Deauville

« La zone UC est une zone mixte mais principalement pavillonnaire, avec quelques immeubles collectifs de faible gabarit » (règlement du PLUi, p. 53, vérifié le 28 octobre 2026). D'après notre calcul, UCaz est le secteur le plus étendu à Deauville, devant UCdz, le coteau, et UCz ; hors du site patrimonial remarquable restent UCa, UC et quelques hectares de UCc et UCd.[1][3]

Règles des zones du PLUi à Deauville (extrait)
ZoneEmprise au solHauteurImplantation
UC
Pavillonnaire (UC, UCz)
35 % du terrain ; extension de 25 % de l'emprise d'une construction existante en 2012 (p. 62)12 m au faîtage et 3 niveaux, R+1+1 comble ou attique (p. 63)3 m de la rue ; une limite latérale au plus dans la bande de 15 m, ou retrait de la moitié de la hauteur verticale, 3 m au moins (p. 59-61)
UCa
Pavillonnaire plus dense (UCa, UCaz)
45 % du terrain ; extension de 25 % de l'emprise d'une construction existante en 2012 (p. 62)12 m au faîtage et 3 niveaux (p. 63)3 m de la rue ; sur une ou plusieurs limites latérales ou en retrait de la moitié de la hauteur verticale, 3 m au moins (p. 59-61)
UCb
Grandes propriétés de coteau (UCbz)
25 % du terrain à Deauville ; extension de 25 % de l'emprise d'une construction existante en 2012 (p. 62)12 m au faîtage et 3 niveaux, R+1+1 comble ou attique (p. 63)3 m de la rue ; en retrait des limites latérales dans la bande de 15 m ; retrait ≥ hauteur verticale et 6 m (p. 59-61)
UCc
Pavillonnaire plus bas
35 % du terrain ; extension de 25 % de l'emprise d'une construction existante en 2012 (p. 62)9 m au faîtage et 3 niveaux (p. 63)3 m de la rue ; une limite latérale au plus, ou retrait de la moitié de la hauteur verticale, 3 m au moins (p. 59-61)
UCd
Coteaux du mont Canisy (UCd, UCdz)
20 % du terrain à Deauville (p. 62)9 m au faîtage et 2 niveaux, R+1 comble ou attique (p. 63)3 m de la rue ; en retrait des limites latérales dans la bande de 15 m ; retrait ≥ hauteur verticale et 6 m (p. 59-61)

Règlement écrit du PLUi, pages entre parenthèses, vérifié le 28 octobre 2026.[1] La hauteur se compte depuis le terrain naturel ; sur une pente de plus de 5°, au point médian de la construction (p. 15). Dans le site patrimonial remarquable, indice « z », le règlement de l'AVAP prime en cas de contradiction (p. 7) : dans le centre et les villas notamment, il fixe 12 m au faîtage dans le tissu discontinu et un volume principal de 12 × 12 m au plus.[1][2]

L'emprise au sol, terrasses comprises

Ce que dit le PLUi — règlement du PLUi, définitions, p. 14

« L'emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus (y compris les terrasses perméables ou non et débords de toit). »

Règlement de la modification n° 5 du 27 septembre 2024, vérifié le 28 octobre 2026. [1]

Cette définition sert aux règles du PLUi ; elle est plus large que celle du code de l'urbanisme, qui exclut les débords de toiture non soutenus et sert aux seuils de déclaration et de permis.[4] Une terrasse ou un large débord de toit comptent donc dans les 35 % de la zone UC.

Le bonus des maisons existantes

En UC, UCb, UCc et UCa, « les constructions existantes à la date d'approbation du présent PLU […] peuvent connaître une extension de 25% de leur emprise au sol existante », même au-delà du pourcentage de la zone (règlement du PLUi, p. 62, vérifié le 28 octobre 2026). Le texte ne le prévoit pas en UCd. Sur un terrain déjà très bâti, c'est souvent la règle qui permet l'extension : il faut alors connaître l'emprise de la maison à la date d'approbation du PLUi, le 22 décembre 2012.[1][5]

La hauteur, mesurée au point médian sur une pente

La hauteur se compte depuis le terrain naturel ; « pour les terrains en pente de plus de 5°, la hauteur est mesurée au point médian de la construction pris par rapport au niveau du TN avant travaux, et le nombre de niveaux sera compté à partir du point haut de la pente » (règlement du PLUi, p. 15, vérifié le 28 octobre 2026). Un comble dont le pied-droit dépasse 1 m compte comme un niveau entier.[1]

Coupe d'une maison sur un terrain en pente : la hauteur mesurée au point médian de la construction Un terrain descend de gauche à droite. La hauteur plafond, au faîtage, se mesure depuis le terrain naturel situé au milieu de la construction : 12 m en zone UC. Les numéros renvoient à la légende. 12 m Haut du terrain Bas du terrain 1 2 3
  1. 1Le point médian de la construction, sur le terrain naturel avant travaux : la hauteur se mesure à partir d'ici quand la pente dépasse 5°.
  2. 2La hauteur plafond, au faîtage, combles compris, hors souches de cheminée : 12 m en zone UC, 9 m en UCd, 16,50 m en UA et UB.
  3. 3Le nombre de niveaux se compte depuis le point haut de la pente, dans l'emprise de la construction.

Schéma de principe : pente et profil choisis pour l'exemple. Règle des dispositions générales du PLUi, p. 15 et 17 ; hauteurs des zones, p. 29, 46 et 63.[1] Dans le site patrimonial remarquable, l'AVAP fixe aussi une hauteur au faîtage : 12 m dans le tissu discontinu.[2]

Au-delà des courbes de niveau reportées au plan de zonage, dans le périmètre des orientations d'aménagement des collines, la hauteur est limitée à celle des constructions voisines, 9 m au plus (règlement du PLUi, p. 63, vérifié le 28 octobre 2026).[1]

Retraits et limites

  • Sur la rue. 3 m de retrait au moins ; une maison existante plus proche peut s'agrandir dans son prolongement (règlement du PLUi, p. 59, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Dans les 15 premiers mètres. En UC et UCc, en retrait ou sur une seule limite latérale ; en UCa, sur une ou plusieurs ; en UCb et UCd, toujours en retrait (règlement du PLUi, p. 60, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Au-delà de 15 m. En retrait, ou en limite pour s'adosser à un mur mitoyen existant, ou pour une construction basse : 2,50 m de hauteur verticale et 5 m au faîtage avec un toit en pente, 3,50 m avec un toit plat (règlement du PLUi, p. 60, vérifié le 28 octobre 2026).
  • La distance de retrait. La moitié de la hauteur verticale, 3 m au moins ; en UCb et UCd, la hauteur verticale, 6 m au moins (règlement du PLUi, p. 61, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Le long de la Touques. 15 m au moins au-delà du chemin de halage ou du haut des berges (règlement du PLUi, p. 59, vérifié le 28 octobre 2026).

Règlement du PLUi, articles UC6 et UC7.[1] Dans le site patrimonial remarquable, l'AVAP impose en plus, dans le tissu discontinu du centre et des villas, 4 m entre la façade et la limite séparative dans une bande de 16 m depuis la rue (règlement de l'AVAP, p. 31, vérifié le 28 octobre 2026).[2]

Dans le site patrimonial remarquable : le gabarit de l'AVAP

Dans les secteurs du centre et des villas, des lais de mer et des pavillons de Verdun, le chapitre 7 de l'AVAP dessine le volume des constructions neuves et des extensions (règlement de l'AVAP, p. 26, 31-33, vérifié le 28 octobre 2026) :[2]

  • un ou des volumes principaux de 12 × 12 m au plus, sur lesquels se greffent des pavillons ou des extensions de 8 × 12 m au plus, en rectangles décalés d'au moins 1,20 m ; les terrasses de plain-pied ne comptent pas ;
  • au-delà de la bande principale, un rez-de-chaussée et un seul niveau de combles, à une distance de la limite au moins égale à la hauteur moins 3 m, sur 8 m de large au plus ;
  • 12 m au faîtage dans le tissu discontinu.

Dans les secteurs des bassins et du coteau, le projet suit une démarche d'insertion paysagère : terrasser au minimum, s'adapter au relief, conserver la végétation (règlement de l'AVAP, p. 24-25, vérifié le 28 octobre 2026). Une extension doit présenter « un aspect harmonieux avec l'édifice existant » ; la fermeture des balcons et des loggias est interdite (règlement de l'AVAP, p. 34, vérifié le 28 octobre 2026).[2]

Jardin, arbres, stationnement

  • Pleine terre. « Les surfaces libres de toute construction et de circulation doivent être traitées en espaces verts de pleine terre plantés et paysagers », avec au moins un arbre de haute tige par tranche entamée de plus de 25 % de 100 m² de surface libre, de 70 m² en UCd ; les arbres existants sont maintenus ou remplacés (règlement du PLUi, p. 69, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Haies. Espèces indigènes ; thuyas et variétés trop opaques proscrits (règlement du PLUi, p. 70, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Stationnement. Aucune place nouvelle pour une extension sans logement nouveau ; une place de garage transformée en pièce doit être recréée ; pour un logement nouveau, 1 place par tranche de 70 m² de surface de plancher (règlement du PLUi, p. 68, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Abri de jardin. Un seul par terrain (règlement du PLUi, p. 67, vérifié le 28 octobre 2026).

Règlement du PLUi, articles UC11 à UC13.[1]

Cas type : une extension de 30 m² en UCaz

Cas type — pas une réalisation

Maison de 125 m² de surface de plancher, 85 m² d'emprise, sur un terrain plat de 640 m² en zone UCaz, dans le tissu discontinu du secteur du centre et des villas, bâtiment de 3e catégorie. Projet : une pièce de 30 m² de plain-pied, avec une terrasse de 15 m².

Le projet, point par point
PointRèglePour ce projet
AutorisationMoins de 40 m², mais 155 m² après travaux : plus de 150 m²Permis de construire, architecte obligatoire
Emprise, PLUi45 % du terrain en UCa, terrasses comprises85 + 30 + 15 = 130 m², soit 20,3 % : conforme
Gabarit, AVAPExtension de 8 × 12 m au plus, décalée de 1,20 mVolume de 5 × 6 m, en retrait de la façade
Retrait, AVAP4 m de la limite séparative dans la bande de 16 mÀ vérifier sur le plan : relevé des limites conseillé
Accord de l'ABFSite patrimonial remarquableInstruction de 3 mois ; refus implicite si prescriptions
Arbres1 arbre par tranche de 100 m² de surface libreArbres existants conservés ou remplacés
Prix du dossierPermis de construire, 30 m²1 800 € + 10 m² × 35 € = 2 150 €

D'après le règlement du PLUi, p. 14, 62, 69, le règlement de l'AVAP, p. 31, et le code de l'urbanisme.[1][2][6][7][8][9] L'option RE2020 du forfait s'ajoute si l'extension la demande.

Questions fréquentes

Peut-on construire en limite de propriété en zone UC ?

Dans les 15 premiers mètres depuis le retrait sur rue : sur une limite latérale au plus en UC, sur une ou plusieurs en UCa, jamais en UCb et UCd. Au-delà, pour s'adosser à un mur mitoyen ou pour une construction basse. Dans le site patrimonial remarquable, l'AVAP impose en plus 4 m de retrait dans le tissu discontinu du centre et des villas.[1][2]

Une terrasse compte-t-elle dans l'emprise au sol ?

Pour les règles du PLUi, oui : sa définition inclut « les terrasses perméables ou non et débords de toit ». Pour le gabarit de l'AVAP, les terrasses de plain-pied ne comptent pas.[1][2]

Comment se mesure la hauteur sur un terrain en pente ?

Au-delà de 5° de pente, au point médian de la construction, depuis le terrain naturel avant travaux ; les niveaux se comptent depuis le point haut de la pente.[1]

Faut-il créer une place de stationnement pour une extension ?

Non, si l'extension ne crée pas de logement. Mais un garage transformé en pièce oblige à recréer la place.[1]

Voir aussi

Sources consultées (9)

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